Éditeur comparé, pages relues le 13 octobre 2026
IBM Maximo : prix, AppPoints et limites, relus en 2026
IBM Maximo est l'EAM des grands parcs d'actifs, vendu en suite (Maximo Application Suite) et payé en crédits appelés AppPoints : l'offre d'entrée Essentials commence sous 40 000 $ par an, pour 25 utilisateurs au plus et un engagement de 12 mois non résiliable. La consignation, le permis de travail et le connecteur SAP y existent, mais dans des modules complémentaires.
Qui édite IBM Maximo, et pour qui
Maximo est né chez Project Software & Development, devenu MRO Software, avec une première version commerciale en 1985 ; IBM l'a racheté en 2006, selon Wikipédia[3]. IBM revendique 40 ans d'histoire dans la gestion du cycle de vie des actifs et a rendu disponible la version 9.1 de Maximo Application Suite le 25 juin 2025[4]. Le logiciel se vend en abonnement chez IBM, en cloud, ou installé chez le client sur son propre cloud ou ses serveurs[1].
IBM vise la production manufacturière, l'énergie, le pétrole et le gaz, les transports et le secteur public, puis l'immobilier, les renouvelables et les centres de données[5]. Les références publiées sont à l'échelle de ces secteurs : 10 000 techniciens chez Transport for London, environ 60 000 actifs sur quatre sites chez VPI[5]. Sept solutions sectorielles s'ajoutent à la suite, de l'aviation au nucléaire[6].
Offres et prix de IBM Maximo
Abonnement annuel en AppPoints, des crédits qui ouvrent les applications de la suite ; seule l'offre Essentials affiche un prix de départ, les offres Standard et Premium sont sur devis[1].
| Offre | Prix | Ce qu'elle comprend |
|---|---|---|
| Essentials, Maintenance[1] | À partir de moins de 40 000 $ par an (à partir de 150 AppPoints) | Maximo Manage, Health, Reliability Strategies, Mobile et Scheduler ; un environnement, 25 utilisateurs, 100 ordres de travail par heure au plus ; service d'IA en option |
| Essentials, Inspection[1] | À partir de moins de 47 000 $ par an (à partir de 175 AppPoints) | Inspections, jusqu'à 5 appareils clients |
| Standard MAS SaaS[1] | Sur devis | La suite complète, gestion des actifs (EAM) et de leur performance (APM) |
| Premium MAS SaaS[1] | Sur devis | Reprise après sinistre renforcée, conservation des données plus longue, validation du déploiement pour les industries réglementées |
| Logiciel installé chez le client[1] | Sur devis | Cloud du client, serveurs sur site ou hybride |
Le chiffre à retenir pour une usine de taille moyenne : moins de 40 000 $ par an, c'est un plafond de départ pour 25 utilisateurs, avant l'intégrateur qui paramètre la suite. La page des tarifs indique aussi « à partir de 300 » AppPoints sans dire à quelle offre ce montant se rattache[1]. Un essai guidé existe pour deux applications, Manage et Health[1].
IBM Maximo et Reglova, fonction par fonction
Maximo couvre presque chaque ligne du tableau, à une condition : acheter la bonne brique. La consignation et le permis vivent dans Health, Safety and Environment, le connecteur SAP et la carte SIG sont des modules à part, la surveillance des capteurs n'entre pas dans l'offre Essentials. Reglova a moins de cases remplies (ni IA, ni store, ni connecteur ERP) mais range la consignation, le permis et la levée d'hygiène dans le produit de base, et les fait bloquer la clôture.
| Fonction | IBM Maximo | Reglova (bêta) |
|---|---|---|
| Mobile hors ligne | OuiMaximo Mobile travaille en ligne ou hors ligne, synchronisation automatique[7] | OuiApplication web ; saisies gardées sans réseau, pas encore essayées une journée entière en usine |
| Application dans les stores | OuiIBM Maximo Mobile sur l'App Store, gratuite, à relier à la suite[7] | NonApplication web, ni App Store ni Google Play |
| IA générative | En partieMaximo Assistant (watsonx) depuis la 9.1 ; service d'IA en option dans l'offre Essentials[1] | NonNi assistant génératif, ni dictée du compte rendu |
| Capteurs, compteurs | En partieMaximo Monitor et la gestion de la performance des actifs, absents de l'offre Essentials[8] | OuiMQTT et OPC UA |
| Consignation (LOTO) | En partiePlanification des consignations dans le module complémentaire HSE ; blocage non décrit[9] | OuiBloquante : clôture refusée sans consignation, sur une machine dont la procédure est saisie |
| Permis de travail | En partiePermis de travail, risques et certificats dans le module HSE[9] | OuiBloquant, comme la consignation |
| Hygiène, traçabilité agroalimentaire | Non documentéNi agroalimentaire ni sciences de la vie parmi les solutions sectorielles listées[6] | OuiEn zone d'hygiène : levée signée par une autre personne, outils comptés |
| Vue de l'usine | En partieCarte SIG (Spatial Asset Management, module complémentaire), pas de plan d'atelier[6] | OuiPlan 2D dessiné par le client, 3D en option |
| Connecteur ERP | En partieConnecteurs SAP et Oracle, modules complémentaires[6] | NonPas de connecteur ; API documentée (OpenAPI) et webhooks |
| Connexion SSO | OuiSAML et LDAP ; plusieurs fournisseurs OIDC depuis la 9.1[10] | En partieOIDC, réglé installation par installation |
| Langues de l'application | Oui24 dans Maximo Manage, dont le français[2] | OuiQuatre : français, anglais, allemand, espagnol |
Faites défiler le tableau vers la droite sur téléphone.
Méthode : nous avons lu les pages publiques de IBM Maximo le 13 octobre 2026 (tarifs, fonctions, aide en ligne) et les fiches des comparateurs. « Non documenté » veut dire que nous ne l'avons pas trouvé, pas que la fonction n'existe pas. Nous éditons une GMAO, Reglova, aujourd'hui en bêta, et notre colonne suit la même règle. Une erreur ? Écrivez-nous depuis la page de contact : nous corrigeons et datons la correction.
Les points forts de IBM Maximo
- Une profondeur fonctionnelle rare dans une même suite : gestion des actifs, inspections, fiabilité, planification des investissements et gestion des espaces[5][4].
- L'application Maximo Mobile travaille hors ligne et se synchronise d'elle-même au retour du réseau[7].
- L'offre Essentials comprend Health, qui calcule jusqu'à 1 000 notes d'état par heure, et Reliability Strategies[1] : une note d'état dit où regarder, une grille AMDEC de criticité dit par où commencer le préventif.
- Les capteurs ont des références chiffrées : Novate a amélioré de 30 % la qualité de sa production en suivant ses actifs en temps réel avec Maximo Monitor[8]. La qualité est l'un des trois facteurs du taux de rendement synthétique, ce qui permet de vérifier un tel gain sur sa propre ligne.
- Maximo Assistant, l'assistant génératif bâti sur watsonx.ai, répond en langage naturel sur les données des actifs depuis la version 9.1[4] ; IBM le décrit résumant l'historique d'un équipement et ses pannes récurrentes face à une alerte[11].
- Le SSO suit les standards des grands systèmes d'information : SAML, LDAP, et plusieurs fournisseurs OIDC depuis la 9.1[10].
Les limites de IBM Maximo
- Le ticket d'entrée est celui d'un grand compte : moins de 40 000 $ par an pour 25 utilisateurs au plus, et 12 mois d'engagement non résiliable[1].
- La consignation et le permis de travail figurent dans le module Health, Safety and Environment, pas dans Maximo Manage seul ; nous n'avons trouvé aucun blocage qui empêche de clôturer sans consignation[6][9].
- Les connecteurs SAP et Oracle sont listés comme modules complémentaires[6] : le prix du branchement à l'ERP s'ajoute à celui de la suite.
- Aucune solution sectorielle pour l'agroalimentaire parmi les sept publiées (aviation, génie civil, nucléaire, pétrole et gaz, renouvelables, transports, réseaux)[6].
- La fiche App Store de Maximo Mobile affiche 2,4 sur 5, sur 29 notes[7].
IBM Maximo ou Reglova : pour qui chacun
IBM Maximo est un bon choix pour
- Un groupe à plusieurs dizaines de sites qui veut une seule suite pour la maintenance, la fiabilité, les inspections et les investissements.
- Une entreprise d'un secteur couvert par une solution IBM dédiée : nucléaire, pétrole et gaz, réseaux, transports, aviation.
- Une direction des systèmes d'information qui a déjà un intégrateur Maximo et un budget annuel à cinq chiffres en dollars.
- Un site qui veut un assistant génératif branché sur son historique et une surveillance des capteurs pilotée par l'IA.
Reglova est une alternative crédible pour
- Une usine de un à dix sites, avec une équipe de maintenance de quelques personnes, qui veut démarrer sans projet d'intégration ni engagement de douze mois.
- Un atelier où la consignation doit faire partie du produit de base et refuser la clôture, sans module de sécurité à acheter en plus.
- Un responsable qui suit des contrôles réglementaires français, des VGP de ses chariots et ponts roulants aux installations électriques : rappel à 30 jours, à 7 jours et le jour de l'échéance, rapport de l'organisme joint, réserve qui ouvre une intervention.
Reglova n'est pas le bon choix pour
- Un groupe qui veut planifier ses investissements, gérer ses espaces et ses baux dans le même outil que la maintenance : nous ne faisons que la maintenance.
- Une équipe qui attend un assistant génératif ou des techniciens qui travaillent dans l'une des vingt langues que Maximo couvre et que nous n'avons pas.
- Un projet qui exige un connecteur SAP ou Oracle prêt à l'emploi, des références clients ou un éditeur présent depuis des décennies : la bêta n'a ni l'un ni les autres.
Reglova face à IBM Maximo : ce que notre logiciel fait, ce qui lui manque
Construite pour les usines agroalimentaires et automobiles de 1 à 10 sites, celles où une erreur de consignation ou d'hygiène coûte un accident, un rappel de produit ou un audit perdu. Ce qu'elle fait aujourd'hui, vérifiable dans la démonstration :
- Elle refuse de clôturer une intervention si la machine n'a pas été consignée, même quand la clôture est saisie hors réseau.
- Un technicien sans l'habilitation requise ne peut pas être affecté ; la raison est affichée.
- En zone d'hygiène, la levée est signée par une personne qui n'a pas travaillé sur l'intervention, et un outil manquant bloque la production.
- Vous dessinez votre usine vous-même, sans maquette BIM ; seules les machines qui posent problème sont en couleur.
- Le mode de défaillance proposé dépend de la classe de la machine (ISO 14224), un arrêt n'est compté qu'une fois, et le dossier d'audit de l'usine sort en PDF.
- Les contrôles obligatoires sont rappelés par e-mail à 30 jours, à 7 jours et le jour de l'échéance.
- Ses 29 calculateurs de maintenance sont ouverts à tous, sans inscription : MTBF et MTTR, TRS, couple de serrage, roulements. Dans Reglova, le résultat est joint à l'intervention.
Et ce qui lui manque, dit aussi franchement :
- Pas d'assistant d'IA générative : ni réponses sur les notices, ni dictée du compte rendu. C'est devenu courant chez MaintainX, Fiix, remberg, IBM Maximo, SAP et HxGN.
- Pas d'application dans les stores : le téléphone utilise une application web, dont le mode hors ligne n'a pas encore été essayé une journée entière en usine.
- Pas encore de référence client ni d'avis publics : le logiciel est en bêta.
- Pas de connecteur ERP (SAP, Business Central) : une API documentée (OpenAPI) et des webhooks à la place.
- Quatre langues seulement : français, anglais, allemand et espagnol.
- Pas d'installation sur site ; l'hébergeur sera indiqué avant l'ouverture des inscriptions.
Pour aller plus loin : le comparatif de 15 logiciels de GMAO, le tableau des contrôles réglementaires et de leurs périodicités, les calculateurs de maintenance ouverts à tous, la présentation du logiciel et la bêta gratuite.
Questions fréquentes sur IBM Maximo
Combien coûte IBM Maximo ?
IBM publie un seul prix de départ : l'offre Essentials Maintenance commence sous 40 000 $ par an, à partir de 150 AppPoints, pour 25 utilisateurs au plus. Standard et Premium sont sur devis, et toute souscription engage pour 12 mois au minimum sans résiliation possible[1].
Qu'est-ce qu'un AppPoint ?
Une unité de crédit qui sert à licencier les applications de la suite, selon la définition d'IBM[1]. On achète un volume d'AppPoints, que les utilisateurs et les applications consomment : 150 au départ pour la maintenance, 175 pour les inspections.
Maximo a-t-il une IA générative ?
Depuis la version 9.1, disponible le 25 juin 2025, Maximo Assistant répond en langage naturel sur les données des actifs ; il est bâti sur watsonx.ai[4]. Dans l'offre Essentials, le service d'IA est une option[1], et IBM présente une partie de ses usages comme encore en conception[11].
Autres logiciels de GMAO comparés à IBM Maximo
Chaque page suit la même méthode. Le comparatif les met côte à côte.
Sources de la comparaison avec IBM Maximo
Pages publiques des éditeurs et des comparateurs, lues le 13 octobre 2026.
- IBM, tarifs de Maximo Application Suite
- IBM, langues prises en charge par Maximo Manage (documentation)
- Wikipédia (anglais), « Maximo (software) »
- IBM Newsroom, Maximo 9.1 et l'assistant d'IA générative (25 juin 2025)
- IBM, Maximo Application Suite
- IBM, modules complémentaires et solutions sectorielles de Maximo Manage (documentation)
- IBM Maximo Mobile sur l'App Store
- IBM, Maximo Asset Performance Management
- IBM, Maximo Health, Safety and Environment (documentation)
- IBM, plusieurs fournisseurs d'identité dans Maximo Application Suite (documentation)
- IBM, « Introducing Maximo Assistant »
Comparez avec IBM Maximo sur pièces : Reglova sur une usine de démonstration
- Clôture refusée sans consignation
- Habilitation vérifiée à l'affectation
- Levée d'hygiène signée par un autre
- Plan de l'usine dessiné par vous
Gratuit pendant la bêta, sans carte bancaire